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Les relations écologiques de l’homme

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2019-10-07

Chronique environnement - Les relations écologiques de l’homme

À l’époque actuelle, il est primordial de prendre conscience des gestes que l’on pose et de l’influence de ceux-ci sur notre environnement proche et lointain. Pour ce premier article écologiste, un peu de définition pour s’y retrouver. L’écologie est l’étude des relations entre toutes les parties vivantes et inertes d’un lieu donné; cela peut être un marais, le lac Saint-Pierre, le Québec ou la planète Terre en entier. Grâce à cette science, l’homme tente de comprendre les liens qui unissent les êtres vivants à leur milieu. Par extension, l’écologisme est la mise en pratique d’un système d’actions et d’idées qui vise la conservation, le respect, l’équité et la sagesse envers notre propre écosystème : la Terre.

La lutte contre les changements climatiques, l’effet de serre, la perte de biodiversité, les phénomènes météorologiques extrêmes et l’écart immense entre pauvres et riches sont tous des preuves, qui seront, hélas, de plus en plus flagrantes, du déséquilibre écologique causé par l’homme. Le commerce mondial a une grande part de responsabilité envers ces bouleversements. En effet, l’appétit des occidentaux pour certaines denrées exotiques : café, chocolat, avocats, fruits tropicaux, pour ne nommer que ceux-là, ont contribué grandement à la déforestation de grandes étendues sauvages. Mais le véritable crime commis par les grands exportateurs est la négation de vivre dans la dignité et du droit à la terre des peuples autochtones. Les conditions de vie des ouvriers agricoles dans les pays du tiers monde est de l’esclavage moderne, sans possibilité pour eux ou leur famille d’espérer mieux et tout ça pour que les pays riches mangent des fruits tropicaux en hiver.

Il a été question récemment des feux en Amazonie. Tous ont vu les images de ces feux ou en ont entendu parler. Voici un bon exemple des relations écologiques que nous avons avec le reste de la planète. Beaucoup de ces brasiers ont été démarrés dans le but de défricher la terre, sans regard pour cet écosystème unique qu’est la forêt amazonienne, sans tenir compte de ses habitants naturels, hommes et animaux et sans considérer la nécessité de garder les forêts afin de capturer le CO2.  Or les terres qui seront défrichées ne serviront pas à nourrir les populations locales et par le fait même à réduire la misère humaine. Non, elles seront plutôt semées de maïs et soya transgénique destiné aux parcs d’engraissement, qui eux aussi sont excessivement polluants. La viande produite sera alors acheminée et vendue dans les fast-foods de toute l’Amérique. À qui bénéficiera ce commerce, ce déboisement, certainement pas à vous ni moi mais bien aux riches dirigeants et actionnaires de l’oligopole agricole industriel.

Il est important et nécessaire, pour nous et nos générations futures de reconsidérer nos manières de vivre et de consommer. Encourager l’achat local, manger selon les saisons et par le fait même se réapproprier notre terroir et notre nordicité. Soutenir l’agriculture biologique, mais surtout équitable afin de s’assurer que les agriculteurs des autres pays qui produisent nos aliments aient une vie digne et libre comme nous le désirons pour ceux que l’on chérit. Bref se souvenir que le plus petit de nos gestes a une influence ailleurs et que tout ce que nous consommons a un coût social, environnemental, culturel et économique au-delà des frontières de notre maison, de notre village ou de notre pays.

 

Arnaud Potvin